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La 20ème édition se prépare !

On a le temps ! Ce sera du 25 juillet au 2 août 2026.

Pour patienter, voici la nouvelle affiche 2026

et le programme à droite 

Rétrospective des affiches

FESTIVAL DU POLAR CORSE ET MEDITERRANEEN

Le 20ème Festival du polar
s'est déroulé du 25 juillet au 2 août 2026

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Le polar est un genre littéraire qui mêle intrigues criminelles, tension dramatique et empreinte locale. Ses romans, souvent ancrés dans des réalités sociales et historiques, offrent des récits captivants.

Le polar trouve ses racines dans la littérature policière traditionnelle, mais se distingue par son cadre géographique, ses thématiques et son ambiance souvent sombre et réaliste, avec un mélange d’intrigue criminelle et de réflexion sociale.

Montalban, Camilleri et Izzo ont ouvert la voie du succès au polar régional. Si Montalban reste le pionnier, le Sicilien Andréa Camilleri a forcément une influence particulière sur des auteurs régionaux de polars. Izzo et Marseille ( comme Camilleri et la Sicile) sont proches de la Corse. Après eux, ce genre littéraire continue d’évoluer, offrant une vision à la fois brutale et parfois poétique d’un lieu, d’une ville ou d’une région.

En 2007, en Corse, des auteurs s’étaient regroupés et créèrent l’association Corsicapolar qui, depuis lors,  organise le festival du polar corse et méditerranéen, chaque année à Ajaccio. Pour les lectrices et les lecteurs qui ne sont pas encore informés, la 20ème édition du Festival du polar corse et méditerranéen est prévue du 31 juillet au 2 août 2026. Vous pourrez donc rencontrer des autrices et des auteurs en découvrant leurs publications.

 A travers les ruelles sombres du polar, les méandres du thriller psychologique ou les échappées visionnaires de l’anticipation, les autrices et auteurs réunis forment un kaléidoscope littéraire rare et précieux. Chacun avec son parcours, sa voix, ses paysages intérieurs, ils dessinent ensemble les contours d’une Méditerranée plurielle, complexe, humaine.

De Georges Barax à Valerio Varesi, de Florence Brémier à Evelyne Terrazzoni, D’ailleurs à Marseille, Toulon et Nice - de Marseille, Toulon et Nice à Ajaccio - en passant par Bastia ou les hauteurs de Haute-Corse, leurs plumes sont tantôt enracinées dans une terre aimée, tantôt tendues vers l’ailleurs. Elles murmurent les secrets des villes, les douleurs de l’histoire, les rêves d’enfance ou les urgences du monde contemporain.

Ce sont des journalistes, des enseignants, des anciens policiers, des illustratrices, des militants, des comptables ou des scénaristes… Mais ce sont surtout des raconteurs d’humanité, des architectes d’intrigues, des tisseurs d’émotions. Ils partagent le goût du mystère, le sens du rythme, l’amour du mot juste. Et tous, par leur singularité, enrichissent la grande famille du polar corse et méditerranéen.

Merci à ces éclaireurs de l’ombre, ces arpenteurs du réel et de l’imaginaire, de faire vibrer nos cœurs, frissonner nos esprits et résonner notre monde.

En voici la liste sans ordre chronologique ou autre…

  • Jean-Philippe Serpi : Passionné et hyperactif, il a créé des personnages récurrents dans ses romans depuis son adolescence.

  • Jean Michel Raffalli : Né à Bastia, il a publié plusieurs thrillers psychologiques et dystopiques.

  • Michèle Pedinielli : Journaliste devenue écrivaine prolifique, elle a publié plusieurs romans policiers dont certains primés.

  • Catherine Pasquet : Ancienne directrice d'hôpital, elle a écrit des thrillers psychologiques se déroulant à Marseille.

  • Jean-Pierre Orsi, ancien président de Corsicapolar, écrit des polars à la limite du maquis, face au golfe d’Ajaccio.

  • Philippe Moncho a grandi et vit dans le Cap corse. Il est un auteur humaniste au milieu de la Méditerranée.

  • Anouk Langaney : Enseignante vivant entre Ajaccio et Evisa, elle écrit des romans noirs et d'anticipation, mais aussi est comédienne.

  • Juliette Derenne alias DERJI : Ingénieure devenue illustratrice et auteure de bandes dessinées

  • Olivier Collard : Écrivain passionné par la Corse, il a fondé une maison d'édition

  • Marielle Clementi : Autrice née à Canari (Cap corse), elle a publié des romans en langue corse dont son premier polar « Marilina ».

  • Jean-Paul Ceccaldi : Ancien policier, il écrit des polars et participe à des recueils collectifs

  • Cécile Carello : Originaire de Marseille, elle écrit des thrillers psychologiques et policiers. Son dernier opus «En équilibre» vous fera-t-il vaciller ?

  • Florence Bremier : Comptable et professeur de danse devenue écrivaine, elle a publié plusieurs polars historiques et de la littérature jeunesse.

  • Bernard Bouquet : Écrivain de romans policiers et président de l'association Corsicapolar qui organise le festival de polar corse et méditerranéen.

  • Georges Barax : Écrivain de romans policiers, il a reçu de nombreuses critiques positives pour ses œuvres

  • Evelyne Terrazzoni : Née à Alger et vivant en Corse, elle est l'auteur de romans policiers se déroulant en Corse.

  • Pascal Thiriet : Écrivain vivant à Sète, il a été édité par différentes maisons d'édition et vit entouré de thons et de touristes

  • Valerio Varesi, docteur en philosophie, est un écrivain italien renommé au-delà de sa péninsule, inventeur du commissaire Soneri.

  • Bruno Tranchant, originaire de Gignac (Hérault) est un auteur passionné animé par plusieurs genres : roman, théâtre…

  • Melvina Mestre, née à Nice et a grandi à Casablanca. Passionnée d’Histoire, elle propose une trilogie dans le Maroc des années 1950.

  • Franck Membribe vit entre Marseille et Aix en Provence. Musicien, romancier, novelliste, il est un auteur éclectique et prolifique inspiré par le blues.

  • Pierre Marchetti, entame sa nouvelle vie d’auteur à Ajaccio en voulant faire battre le cœur de la Corse et partager son aventure littéraire.

  • Pierre Luciani est un Corse vivant à Marseille. Professeur, traducteur, musicien, guitariste. Il est l’auteur de plusieurs romans originaux.

  • Fanny Le Rouhet a posé ses valises à Marseille, sa ville natale. Elle autrice et illustratrice qui s’est lancée dans le polar avec son roman « Feu d’artifice ».

  • Caroline Costa,

  • Caroline Costa écrit des cosy mysteries drôles et réconfortants. C’est un genre qui allie enquête (feel-good et happy end) et décors chaleureux.

Chaque auteur apporte une contribution unique à la littérature, avec des œuvres allant des romans policiers aux bandes dessinées, en passant par les thrillers psychologiques et les romans d'anticipation.

Une courte nouvelle policière reprend les derniers titres parus ci-dessous :

La pluie avait cessé sur Marseille, mais l'odeur restait. Mélange de gasoil, de sel et de café froid. Une odeur que le commissaire Matteo Santini reconnaissait entre toutes. Celle de sa ville. Il n'aimait plus beaucoup revenir sur le Vieux-Port. Trop de fantômes. Ceux des amis perdus, des amours ratées, des promesses faites à vingt ans quand on croit encore qu'on peut sauver le monde. Pourtant, ce matin-là, c'est là que tout recommença.

Le pousseur

On avait retrouvé un homme au pied de la montée des Accoules. Soixante-cinq ans, ancien docker, ancien syndicaliste, ancien tout ce qu'on devient quand la vie vous use avant l'heure. Les témoins parlaient d'une chute. Santini n'aimait pas ce mot. Les gens tombent rarement tout seuls. Pourtant personne n’avait vu le pousseur. Le mort s'appelait Ange Filippi. Corse de Bastia. Dans sa poche, une photo froissée du port de Marseille en 1978 et un billet où quelqu'un avait écrit : Demande au nettoyeur. Il sait. Santini releva la tête vers Notre-Dame-de-la-Garde. — Tu parles d'un début.

Les faveurs du nettoyeur

Le Nettoyeur ne nettoyait rien. C'était un ancien policier reconverti dans les services discrets rendus aux notables. Faire disparaître un dossier. Retrouver un fils égaré. Acheter un silence. Il habitait à l'Estaque. Il servit à Santini un café trop fort.

— Filippi avait peur, dit-il. Il remuait une vieille histoire. Une saloperie enterrée depuis Noël 1893.

— Castillon ?

Le vieil homme pâlit.

— Ne prononce pas ce nom si légèrement.

Le signe de Dédale

Le dessin était gravé au dos de la photographie : un labyrinthe maladroit.

Santini le montra à son ami Karim, libraire aux Réformés.

— Ça te dit quelque chose ?

— Dédale, répondit Karim. Celui qui construit les prisons dont personne ne sort. À Marseille, on n'a jamais manqué d'architectes de ce genre.

Le commissaire sourit tristement.

— Et moi qui croyais que j'étais devenu cynique.

Karim haussa les épaules.

— Tu es marseillais. Ce n'est pas pareil.

L'enquête l'entraîna vers les docks. Les grues découpaient le ciel comme des croix métalliques. Les vieux dockers parlaient encore de Mingo et les autres, cette bande de contrebandiers qui avait fait la pluie et le beau temps dans la mafia des docks.

Parfois, le soir, Santini allait manger une bourride sur le port. Il regardait les ferries partir vers la Corse. Il pensait à Anna qui lui avait appris qu'aimer quelqu'un, c'était accepter qu'il puisse partir. Et que certaines absences ne guérissent jamais.

Les flammes de la Castagniccia

En Haute-Corse, les châtaigneraies avaient l'odeur de l'enfance. Les anciens parlaient peu. Mais un berger finit par raconter. En 1952, plusieurs maisons avaient brûlé. Officiellement, un accident. Officieusement, on avait éliminé ceux qui en savaient trop sur l'affaire Castillon.

— Ici, dit-il, on oublie beaucoup. Mais jamais les morts.

Mystère, marées et mensonges

À Bastia, la mer était grise. Un marin à la retraite confia à Santini :

— Les mensonges, c'est comme les marées. Ils reviennent toujours salir le rivage.

L'homme avait convoyé autrefois des caisses vers Livourne. Dans l'une d'elles se trouvaient des lettres. Des lettres d'amour. Et des aveux.

Les flots rances de l'Arno

Florence. Le fleuve roulait lentement ses eaux troubles. L'antiquaire remit à Santini un paquet ficelé.

— Vous arrivez trop tard.

— Trop tard pour quoi ?

— Pour empêcher les vivants de protéger les fautes des morts.

Les lettres racontaient Mystérieux Noël au domaine de Castillon. Une jeune femme avait tué son fiancé. Par amour. Pour sauver un autre homme. Des témoins avaient aidé à cacher le crime. Ils avaient fondé ensuite une fraternité du silence.

De retour à Marseille, le mistral soufflait. Santini marcha longtemps jusqu'au Vallon des Auffes. Il songea à son père, docker corse, qui lui répétait :

— Méfie-toi des gens qui parlent d'honneur. Ils veulent souvent qu'on paie leurs dettes.

Le commissaire comprenait enfin. L'affaire n'avait jamais concerné l'argent. Ni le pouvoir. Seulement la peur. La peur de perdre. La peur d'aimer. La peur d'être jugé.

La vie d'un fantôme

Le dernier survivant de la confrérie habitait une maison discrète près de Cassis. Un vieil homme élégant. Respecté. Décoré.

— J'ai passé ma vie à réparer une faute, dit-il.

— Non, répondit Santini. Vous avez passé votre vie à la cacher.

Le silence dura longtemps. Puis le vieillard demanda :

— Est-ce qu'on mérite tous d'être pardonnés ?

Santini regarda la mer. Il pensa à Anna. À Marseille. À tous ceux qu'il n'avait pas su sauver.

— Je ne sais pas, dit-il. Mais on mérite au moins que la vérité existe.

Le jugement dernier

Les arrestations eurent lieu à l'aube. Sans triomphe. Sans héroïsme. Marseille se réveillait comme toujours : les cafés ouvraient, les scooters zigzaguaient, les pêcheurs revenaient au port. Le monde continuait.

Santini rentra chez lui. Il ouvrit la fenêtre. Au loin, Notre-Dame-de-la-Garde veillait sur la ville, belle et fatiguée. Il alluma une cigarette qu'il ne fuma presque pas.

Puis il nota dans son carnet :

"On croit que les enquêtes résolvent les mystères. Elles ne font souvent qu'apprendre à vivre avec eux. Marseille est une ville qui pardonne difficilement, mais qui offre toujours une seconde chance à ceux qui continuent à marcher dans ses rues. C'est peut-être pour cela que je ne l'ai jamais quittée."

Le soleil se levait sur le Vieux-Port. Et Matteo Santini comprit que la seule victoire possible n'était pas de vaincre le mal. Seulement de ne pas lui ressembler.

 

Déjà 20 ans !

Le festival du polar corse et méditerranéen aura vingt ans. Pour sa création, le rendez-vous avait été fixé pour le 4 mars 2007 à 11 Heures chez Mico, un bel établissement situé à Portigliolu et qui domine une plage de sable paysagée par la nature qui y a disposé quelques roches arrondies par la mer. La veille, Samedi 3 mars, j’avais acheté le quotidien local "Corse-Matin " avec son supplément "Fémina " qui, coïncidence ou non, contenait un article sur la forêt de Coti-Chiavari.

 

Roland Chabot, auteur du livre " Sentiers de Corse " y propose plusieurs circuits de randonnées, dont passent par les ruines du Pénitencier de Coti-Chiavari, lieu choisi par Jean-Pierre Orsi dans le premier volet des enquêtes du commissaire Batti Agostini. Dans ce roman La chèvre de Coti-Chiavari, l’auteur vous fournit déjà un bon nombre de renseignements sur ce lieu historique, sans nuire à la fluidité du récit. C’était son premier polar. D’autres ont suivi.  On y apprend que, avant la domination génoise, la commune portait le nom de Cotese, vaste étendue dans la région de Costa. Le village principal appelé " Coti " fut détruit en 1573 et le lieu conserva le nom de Cotese ou domaine de Coti. Une colonie venue de Chiavari, une ville de la république de Gênes, s’y serait établie. Après de multiples péripéties, les deux noms de Coti et de Chiavari ont fusionné. La commune recèle des vestiges préhistoriques et antiques : le site préhistorique de Capo di Muro., l’emplacement d’un camp romain à l'est du village., les tours génoises du Capo Nero, du Capo di Muro, della Castagna (fortifications modernes), et bien sûr, l'ancien pénitencier de Coti - Chiavari.

 

Le village est allongé en terrasse sur une colline et la commune compte de nombreux hameaux. L’architecture a gardé une belle unité de façades en pierre, autour d'une jolie place ombragée. L’église paroissiale Saint Jean-Baptiste a été reconstruite sur l'emplacement d'une ancienne piévanie romane : église en 2 corps de bâtiments décalés, clocher au chevet en bel appareil avec flèche de pierre. Est à voir aussi la Chapelle à Acqua Doria.

 

Dans la nuit du 3 au 4 Mars 2007, une éclipse de lune a précédé le rassemblement des "corsicapolardeux ". La Corse n'est pas restée dans la nuit noire. Le soleil était à notre rendez-vous de 11 Heures sur le Golfe d’Ajaccio. C’est donc par un temps radieux, sur cette belle commune de la côte sud du Golfe d’Ajaccio que les membres de Corsicapolar se sont réunis autour d’une bonne table corse : des personnalités attachantes, des militants culturels avec des projets rapidement partagés par tous. " Corsicapolar est passé du virtuel au réel " sous la présidence de Mme Lucienne Gaspari, avec la programmation d’un premier événement. : Les 5, 6, 7, 8 juillet 2007, un Festival du polar corse et méditerranéen se tiendrait a à Ajaccio. Il a réuni, sur la place Foch, une quarantaine d’auteurs en provenance de Provence, du Languedoc-Roussillon, de Toscane, de Sardaigne et de Corse. Treize auteurs et lecteurs corses étaient répertoriés. Nous les citons par ordre alphabétique : Olivier Collard, François Cannicioni, Jean-Paul Ceccaldi, Marie-Hélène Ferrari, Okuba Kentaro, Ange-Mathieu Mezzadri, Elisabeth Milleliri, Paul Milleliri, Jacques Mondoloni, Jean-Pierre Orsi, Ugo Pandolfi, Daniele Piani et Jean-Pierre Santini.

 

L’aventure a duré et se poursuit avec des membres historiques mais aussi des nouveaux dont l’actuel président Bernard Bouquet, auteur de polars. Ce dernier a succédé à Jean-Pierre Orsi, auteur corse de polars qui est à l’origine de ce festival et en a assuré activement la continuité. Il reste présent dans le conseil d’administration pour faire bénéficier de son aide et de son expérience. Avant lui il faut citer la première présidente Lucienne Gaspari dont la contribution active a permis le bon déroulement du festival. En 2008, une édition a été dédiée au handicap avec la parution d’un recueil de nouvelles qui a permis l’achat de matériels adaptés (fauteuil hippocampe). Basé à Ajaccio, le festival s’était déplacé à Bastia et Porto Vecchio en 2013. En 2014, il a pris le train corse et un recueil de nouvelles ferroviaires, à l’occasion de son 8ème festival. Des concours de nouvelles policières en langue corse ont été organisés. Ainsi le festival s’est installé avec l’ambition de participer à la vie sociale et culturelle de l’Île. Il apporte aussi chaque année ses retombées économiques par sa fréquentation, ses ventes et son budget de fonctionnement dépensé en Corse.

 

Malgré la pandémie, le 14ème festival a pu se tenir… Contre vents et marées, et toujours sous le soleil généreux irradiant le Golfe d’Aiacciu où la mer danse, le Festival du Polar Corse et Méditerranéen renaît chaque année encore, sous l'égide de l'association Corsicapolar, avec l'appui renouvelé des éditions Ancre Latine, de la Collectivité de Corse et de la ville d'Ajaccio.

 

La passion reste intacte. Corsicapolar entend continuer à apporter sa contribution active à la défense et à la promotion de la culture et du livre, éléments fondamentaux de la liberté et de la démocratie. Comme les années précédentes, les amateurs de romans noirs et de romans policiers ou les simples curieux pourront se donner rendez-vous et rencontrer les auteur(e)s de Corse et d’ailleurs, qui les attendent pour partager un moment de convivialité et de complicité autour des livres. Ce sera la 20ème édition du Festival corse et méditerranéen.

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