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La littérature et le mal

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La Littérature et le Mal est un essai de Georges Bataille, publié en 1957. Dans cet ouvrage, Bataille explore la relation entre le Mal et la littérature, affirmant que ces deux éléments sont fondamentalement inséparables. Il étudie huit auteurs célèbres, dont Emily Brontë, Baudelaire, Jean Genet, et d’autres, dont les récits sont imprégnés du Mal et d’une certaine culpabilité. Bataille soutient que la littérature, en ébranlant le lecteur et en illustrant la prédisposition de l’homme pour le Mal, ne peut atteindre son but sans cette dimension.


En somme, Bataille propose une réflexion profonde sur la nature de la littérature. Voici quelques-unes de ses principales idées :

L’obsession du Mal : Bataille soutient que la littérature est souvent obsédée par le Mal, qu’elle le représente, l’explore et le questionne. Les écrivains cherchent à exprimer les aspects les plus sombres de l’existence humaine.

La transgression : Selon Bataille, la littérature authentique doit transgresser les limites morales et sociales. Elle doit choquer, déranger et perturber le lecteur pour atteindre une vérité plus profonde.

La culpabilité et l’interdit : Bataille examine comment la littérature traite de la culpabilité, de l’interdit et des tabous. Les écrivains explorent souvent des thèmes tels que la violence, la sexualité, la mort et la folie.

L’expérience de l’excès : Bataille considère que la littérature authentique est une expérience d’excès, où l’écrivain se livre à des pulsions et des émotions intenses. C’est un moyen de transcender les limites de la vie quotidienne.


Georges Bataille nous invite à réfléchir sur la nature profonde de la création littéraire et son lien avec nos instincts les plus obscurs. Il analyse les œuvres littéraires d’Emily Brontë (Les Hauts de Hurle-Vent), Baudelaire (Les Fleurs du Mal), Jules Michelet (La Sorcière), William Blake, le marquis de Sade, Proust, Kafka et Jean Genet12. Ces auteurs, selon Bataille, ont créé des récits imprégnés du Mal et d’une certaine culpabilité, explorant ainsi les aspects les plus sombres de l’existence humaine.


Voici quelques extraits mémorables de La Littérature et le Mal de Georges Bataille :

—   Emily Brontë dans Les Hauts de Hurle-Vent :

“Je ne suis pas un être cruel, je ne suis pas un monstre, je suis un être humain, je souffre comme un être humain.”

—   Baudelaire dans Les Fleurs du Mal :

“Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.”

—   Jean Genet :

“Le mal est dans l’homme, non pas comme une qualité, mais comme une qualité supérieure.”


Ces citations illustrent la fascination de Bataille pour le Mal et sa réflexion sur la condition humaine à travers la littérature. Il explore le concept du Mal en relation avec la littérature. Voici quelques points clés :

—   Transgression sociale : Bataille associe le Mal à la transgression des normes sociales, qu’elle soit une rupture de tabous ou un acte volontaire allant à l’encontre de l’ordre établi.

—   Liberté et souveraineté : Selon lui, la littérature authentique exprime le désir de liberté et de souveraineté. Elle va au-delà des limites et explore les aspects sombres de l’existence humaine.

—   Culpabilité et passion : Les écrivains étudiés (comme Emily Brontë, Baudelaire, Jean Genet) créent des récits empreints de culpabilité et de passion. Ils extraient la beauté du Mal tout en dépeignant la ménagerie infâme de nos vices.


Dans La Littérature et le Mal de Georges Bataille, la transgression est un thème central. Les écrivains y explorent les limites de la morale, de la société et de l’individu. La transgression peut prendre de nombreuses formes, allant de l’infraction mineure à la violation la plus grave des normes sociales. Bataille associe cette transgression à la littérature, la considérant comme une manifestation du désir de liberté, de souveraineté, de passion et de dépassement des limites.


Voici un entretien donné par Georges Bataille sur son ouvrage !


 
 
 

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